15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 13:50

Trois esquisses de déchargement de mes peurs comme pour les conjurer.
Rien qui ne fasse un article qui se tient, malgré plusieurs tentatives d'écriture au cours des derniers jours (ou semaines ? vue la date de la dernière parution sur ce pauvre blog en jachère...). Mais néanmoins le besoin de poser là ces bribes d’articles sur mes peurs pour peut-être les y laisser, m’alléger et –qui sait ?- éloigner le mauvais œil.


. . . . . . . . . .

 

Parfois je me demande si j'ai bien fait de faire un enfant.
Pourtant je me suis battu, j'ai pleuré, espéré, désespéré...


Et aujourd'hui je suis la maman d'une merveille de petit garçon. Beau à en crever, espiègle, rieur, câlin, drôle... Mais je me demande quand même si j'ai bien fait. La question n'est pas saurai-je l'élever, l'aimer? Ça je sais que oui. Je me le prouve tous les jours. Et il me le rend tellement.

 

La question est : Vais-je supporter ?
Vais-je supporter qu'il grandisse?
Vais-je supporter qu'adolescent, il me rejette parce que c'est bien connu, les parents c'est chiant et ça comprend rien ?
Vais-je supporter qu'il ne soit plus aussi rieur ou qu'il réserve ses rires pour d'autres ?

Vais-je supporter qu'il ne me fasse plus de câlins en me serrant fort dans ses petits bras et en nichant son nez dans le creux de mon cou ?
Et d'ailleurs vais-je supporter que ces petits bras dodus deviennent de grands bras poilus ?
Et ces joues si rondes et si lisses, que je ne peux m'empêcher de dévorer, vais-je supporter qu'elles se couvrent de barbe?
Vais-je supporter de ne plus avoir le droit de les bisouiller autant que je le fais ?


J'aime mon bébé. Je l'aime fort. Très très fort. Je l'aime lui, pour qui il est. Mais j'aime aussi passionnément qu'il soit un bébé. Et je sais que je l'aimerai toujours aussi fort, même quand il ne sera plus un bébé. Mais je sais surtout qu'un jour très prochain il ne sera plus ce bébé. Et c'est ce jour-là qui me fait douter. Rien que d'y penser j'ai mal au coeur, des crampes d'estomac et les larmes qui affleurent. Alors comment je ferai quand on y sera pour de bon?
 

. . . . . . . . . .
 

Ces « Vais-je supporter ? » s’alignent sans compter mes questionnements sur le monde dans lequel on vit.
Avais-je le droit d'imposer la vie à cet enfant qui n'a rien demandé.
Enfant puis adulte, il devra affronter l’indifférence, la concurrence, la vacuité de certains combats... Sans compter la maladie qui nous touche tous un jour ou l'autre... Combien de maladies graves, de morts précoces tous les jours? ... Je vis dans la terreur en implorant "Pas lui, mon dieu, pas lui. Pas nous."
Comment le préserver, le protéger de tout ça. L'armer d’amour, de compréhension, de tolérance tout en le préparant à s'endurcir suffisamment pour ne pas se faire bouffer tout cru par la matrice. Et de nouveau revient cette question "mais alors ai-je bien fait de faire cet enfant ?" Lui qui n'a rien demandé va devoir affronter la compétition, lutter pour se faire sa place de gentil dans un monde qui ne l’est pas toujours…
Je me torture. Je me questionne. Mais je l’accompagne et je l’aime. Ainsi, je le sais, il sera fort et bon.
 

. . . . . . . . . .
 

En fait, depuis que Luke est né, j'ai peur.
Peur de le perdre.
Peur de perdre ce bonheur.

Peur qu'il meurt.

Peur que je meure et le laisse pour découvrir et affronter ce monde. (alors qu'avant ma propre mort m'importait peu)

Peur qu'il souffre de maladie, plus tard d'amour, de travail.

 

Je le regarde et j'espère. Je fais des incantations païennes (les seules que je connaisse). J'espère qu'il sera heureux, qu'il sera un homme bien, aimant et aimé, bien dans sa peau, bien dans sa vie. La réussite professionnelle m'importe peu du moment qu'il est heureux. Et j'espère qu'il saura trouver le bonheur simplement.

 

Quand j'entends des histoires horribles comme ce garçon mort après une stupide et banale bagarre dans la cours du collège, ces jeunes qui décèdent asphyxiés avec le truc du foulard, ces enfants à la merci des « méchants » (racket, humiliation et même pire auquel je n'ose pas penser) j'ai peur.

 

Quand j'avais lu L'attrape cœur de Boris Vian il y a longtemps, je n'avais pas tellement accroché. J'avais ressenti un profond malaise à la lecture de ce livre. C'est tout ce que je ne veux pas faire : couper les ailes de mon fils, l'asphyxier de ma peur, le paralyser avec mes vœux de bonheur. Je l'accompagnerai de mon mieux sur le chemin qui sera le sien en essayant quand ce sera possible de lui éviter les pièges et les trous noirs et en l'aidant de ma présence et de mon amour à en sortir si par malheur il y tombe.

 

Je le regarde. Lui si souriant, qui ne pleure (presque) jamais, qui a déjà un appétit de la vie, de la découverte, des bonnes choses (ah la compote de poire de maman…), qui aime tellement rire...

Il est si beau, si plein de vie. Il a l’air si heureux. Je le savoure, le hume, le croque, le bisouille…

Et je ne peux m’empêcher d’avoir peur, d’imaginer parfois des scénarios catastrophe en me disant « Arrête Nell t’es débile, regarde comme il est beau, comme tout va bien, comme vous êtes heureux. Arrête tu vas te porter l’œil… »
Alors j’arrête et je savoure.
Jusqu’à la prochaine mauvaise pensée…

 

Je savais qu'être mère serait magnifique.
Je supposais aussi que ce serait difficile.
Mais je n'imaginais pas à quel point ce serait terrifiant.
Et ça l’est.
Terrifiant.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 19:34

Je ne veux pas crier victoire trop vite, mais il semblerait que mon Lulu ait enfin retrouvé son sommeil et son rythme d'avant.

J'ai écrit précédent mon article mardi 27. Mercredi 28 et jeudi 29, les couchers ont continué à être longs et les nuits difficiles. La nuit de mercredi à jeudi Luke s'était réveillé toutes les 1h30 à partir de minuit et demi. J'étais si crevée que jeudi soir juste avant de partir en week-end (détestez-moi, je ne travaille pas le vendredi!) j'ai fondu en larmes lors d'une discussion avec ma chef (qui est très cool et rigolote heureusement) pour une histoire débile de déménagement dans un bureau. Je tiens à expliquer rapido pour ne pas paraître trop débile non plus !... : Plusieurs personnes du service doivent changer de bureau car on a "gagné" quelques bureaux à l'étage. Finie la colocation. Lors d'une réu d'équipe où ma chef était absente, on avait fait un tour de table et chacun avait émis ses souhaits. La plupart avait des avis très clairs "Je veux rester où je suis" "je veux être avec machine" Moi j'avais dit n'importe où mais pas ce bureau-là (avec fenêtres mais occultées donc pas transparentes. Donc avec lumière du jour mais pas directe et surtout sans voir dehors...). et là jeudi soir après plusieurs nuits sans sommeil à cause de mon fiston adoré mais insomniaque ma chef me dit "bon on a fait la répartition des bureaux et tu seras dans celui-là". Et moi, je la regarde... Et je me mets à pleurer !!! Je me serais donner des claques. Bon elle sait pour les nuits sans sommeil et la fatigue alors c'est passé mais franchement se mettre dans cet état pour un bureau, faut vraiment être neuneu !... Bref passons.

Donc nuit de mercredi à jeudi la Pire (avec une majuscule parce que vraiment elle est looooin devant les nuits les pires qu'on ait connues avec Luke).

Et jeudi soir, coucher toujours long, mais Luke m'avait quand même fait un au-revoir de la main qui m'avait permis de sortir de la chambre en me disant que que c'était peut-être bon. Les hurlements qui avaient bien entendu démarré 1 minutes 30 plus tard m'avaient pas mal refroidie ainsi que les 45 minutes suivantes pendant lesquelles je n'avais pas pu sortir de la chambre sous peine de déclencher ces cris et hurlements si étonnants. MAIS une nuit sans réveil aucun. Ô merveille. (Sauf que moi, pour une raison obscure que je ne veux même pas chercher à comprendre, je me suis réveillée à 3h38 et ne me suis pas rendormie jusqu’au moment de nous lever. Du tout ! alors que Luke dormait enfin, lui.....)

Je l'ai félicité au moment de son réveil pour cette belle nuit. Quelques heures plus tard, arrive le moment de la sieste du matin. Je le couche et lui explique comme d’habitude qu'il va faire son dodo du matin, il me fait au revoir de la main, serre Bob contre lui, je sors, et.... rien. pas un bruit, pas un pleur... Et il a dormi 2 heures !! L’après-midi, exactement le même scénario alors qu'en plus il y avait ma mère avec ma nièce à la maison.

Et le soir... On fait le rituel, je lui re-re-re-re-explique qu'il est dans son lit qu'il aime bien, que nous on est juste à côté, qu'on est chez nous, dans notre maison et qu'on y est bien et heureux et blablabla. Je lui fais un dernier bisou, éteins la guirlande, sors et.... Rien. Quelques pleurs légers ensuite mais rien de comparable avec les hurlements des quinze soirs précédents, et surtout ils 'est endormi tout seul et rapidement. Et c'est comme ça depuis !... samedi soir, ce soir dimanche idem. et pareil pour les siestes !!...

Je ne peux pas le croire, On n'ose pas y croire !...

On dirait bien que ça y est, qu'on est revenu à "comme avant". On n'y comprend rien mais qu'est-ce qu'on est contents !

Il aura suffi que j'alerte la terre entière en écrivant un article sur mon blog pour que tout revienne à la normale. "Peut-être qu'il lit ton blog" m'a dit Chewi ! ça je ne sais pas. Mais je suis sûre que ce sont des petits bouts de chacun de vos conseils qui y ont fait quelque chose.

Merci à toutes.

Et bonne nuit !

Ne pas crier victoire trop vite...
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 18:06

(attention c'est long mais j'ai besoin de m'épancher et partager ma fatigue et mon inquiétude. et si vous tenez jusqu'au bout je veux bien un conseil en plus !)

 

Outre le fait que j'avais pas du tout du tout envie de retomber dans la routine du quotidien, de voir arriver l'automne et sa nuit qui tombe à 18h et surtout de ne plus voir mon p'tit Lu que le matin et le soir, le p'tit Lu en question n'a plus fait une seule vraie nuit depuis que nous sommes rentrés. Et ça c'est plus que hard.

Le moment du coucher est devenu le pire de la journée (j'ai dit journée. Sinon c'est la nuit toute entière qui est le pire moment de la journée!!)

 

Avant (comprendre avant notre retour, c'est-à-dire jusqu'au samedi 17 août), on disait à Luke "on va aller se coucher Lulu". Puis on l'emmenait dans sa chambre, à la maison ou chez Nana et Grandad ou à la maison des vacances de Dordogne, on faisait le petit rituel du soir : on met une couche du soir (pampers la nuit lidl le jour!) dans la pénombre, on dit bonne nuit aux doudous et aux divers trucs qu'on peut croiser en chemin Bonne nuit la lampe de chevet bonne nuit le geranium etc... puis Luke se couche dans son lit avec Bob le doudou et sa sucette (la tchoutche pour les intimes) et voilà. On le retrouve environ 10 à 12 heures plus tard frais et dispo (parfois aussi sur le coup de 2h du mat' mais pas toutes les nuits et toujours rapidement, juste le temps de retrouver la tétine ou le doudou qui se sont fait la malle.)

 

Mais depuis qu'on est rentrés, on a beau allumer la guirlande de lumière comme avant, dire bonne nuit au violoniste (sur le tableau de Chagall) comme avant, dire bonne nuit au funambule et au chat (de la déco autocollante sur le mur contigü) comme avant, dire bonne nuit à la lune (du miroir au dessus du lit de Lulu) comment avant et lui demander de bien veiller sur la nuit de Luke, coucher Luke dans son lit en lui disant des mots d'amour de maman ou de papa, y'a pas moyen de quitter la chambre. Sitôt qu'on tourne le dos après avoir dit "bonne lulu d'amour à demain" comme tous les soirs d'avant, des hurlements à alerter tout l'immeuble, tout le quartier voire tout l'arrondissement se mettent en marche. Des hurlements comme j'ai jamais entendu. S'y mêlent de la colère, de la fatigue et surtout ce que j'entends être de la peur... La seule solution pour qu'il se calme est de rester à ses côtés, ou au moins dans la chambre jusqu'à ce qu'il s'endorme. Même quand j'essaie de sortir tout doucement de la chambre il l'entend et se remet à hurler aussi sec... J'ai vraiment cette sensation qu'il y a de la peur dans ces cris.

Mais elle vient d'où cette peur ?? Je pensais que passées quelques nuits tout reviendrait dans l'ordre, mais on est rentrés depuis bientôt 2 semaines et on en est toujours au même point. Bon il faut reconnaître que Luke a passé 3 jours chez mes parents et que ma mère a appliqué à la lettre de rester dans la chambre jusqu'à ce qu'il s'endorme. Mais vu comment se passent les couchers depuis qu'il est rentré il y a déjà 4 jours, elle pouvait de toute façon pas faire autrement...

 

Du coup je me demande pourquoi il crie comme ça. Et combien de temps ça va dure.

Sur le pourquoi, je vois peut-être une petite explication...

Samedi 17 août on est sur la route du retour et on s'arrête passer une dernière nuit avec des amis qui ont loué un gite dans un coin ultra-paumé en Ardèche. La journée et soirée se passent bien. Vient l'heure du coucher. Comme on est un peu fauché et un peu radin aussi, on n'a jamais investi dans un lit parapluie. On part rarement. Quand ça arrive soit y'en a un sur place soit on emprunte celui de ma sœur. Là on en avait pas mais on avait un petit matelas en mousse qu'on avait acheté pour mettre dans le lit parapluie pas tout neuf de la maison des vacances de Dordogne. Du coup on se dit qu'on va mettre le matelas par terre entouré par les sacs et les valises pour éviter que le p'tit Lu finisse sous notre lit à nous et que ça fera bien l'affaire pour une seule nuit. (fauchés, radins et parents indignes en plus...). Sauf que le p'tit Lu n'est pas d'accord, il hurle tant et plus. Mais ce n'est pas des cris de colère. Ce sont des cris que je n'ai jamais entendu jusque là sortir de la gorge de mon fils. Il hurle et moi je ne sais pas comment réagir. On est avec des copains. Accourir à la première donne l'image de parents soumis à leur fiston et stressés par le moindre truc, ne pas y aller me tort les tripes et Luke hurle de plus alors que leurs 2 enfants 3 ans et 7 mois dorment à points fermés dans la pièce à côte). J'y vais une fois pour vérifier qu'il n'est pas coincé sous une valise et ressort. J'y retourne pour le gronder. Quand j'ai fini par y aller pour de bon, Luke était à genou au milieu de ses valises avec des énormes larmes sur ses joues et ils 'est accroché à moi comme jamais... Et Je m'en veux de lui avoir imposer de rester comme ça plusieurs minutes... (pas énormément non plus, peut-être5 ?). Il a fini par s'endormir dans mes bras puis on l'a couché dans le parc à jouer qui était dans la maison après l'avoir transféré tant bien que mal dans notre petite chambre. Et depuis c'est tous les soirs qu'il hurle à la mort de la même façon.

Y'a bien un lien, non? C'est exactement les mêmes cris donc je me dis qu'il doit y avoir une même cause. Mais maintenant il est dans son lit, avec ses jouets, ses odeurs tous ses trucs. et il continue...

Les mêmes cris, la même façon de tendre les bras de façon désespérée quand on entre dans la chambre...

En plus c'est non seulement le coucher qui est difficile mais il se réveille entre 2 et 5 fois par nuit avec les mêmes hurlements et on ne peut sortir de sa chambre que lorsqu'il est endormi ce qui prend plus ou moins longtemps selon les nuits et l’heure...

J'ai l’impression qu'on a tout essayé. On a réconforté, cajolé, grondé, mais rien n'y fait. Il faut rester jusqu'à ce que le sommeil gagne...

 

ça vous est déjà arrivé?

Dites-moi que ça ne dure pas et que dans 3 jours ça sera fini... J'en peux plus de ces nuits hachées à se lever pour aller voir Luke, et ne pas se rendormir en se demandant pourquoi et jusqu'à quand...

Si vous avez des solutions, je prends. Je prends tout !!

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 14:13

... le p'tit Lu a fait ses premiers pas !

Sauf que moi c'était le jour de mon premier anniversaire et lui a 13 mois et 4 jours...

Mais il a choisi le jour de mes 37 ans (hier) pour se décider et c'était un bien joli cadeau !

Je suis presque vieille ou en tout cas plus vraiment jeune et mon fils marche... Comme le temps passe...

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 14:02

Mon p'ti Lu a fêté son premier anniversaire la semaine dernière.

 

Oui. Déjà...

ça fait un semaine que je vis au rythme des "il y a un an, je/nous..." partions par la mater', recevais la péridurale, tenais mon bébé d'amour tout contre moi, passais ma première nuit avec mon tout petit, donnais un nom à ce Bibouille tant attendu (oui dans cet ordre, presque 24h après sa naissance!), rentrions à la maison tous les 3, faisions notre premier marché du dimanche matin à 3, etc...

Dire que cette année est passée si vite, trop vite est un euphémisme.

Dire qu'elle a été pleine d'un bonheur intense de chaque seconde, de découvertes, d'émerveillements n'est pas assez fort...

Je n'ai pu empêcher une petite larme de rouler quand cette première bougie s'est éteinte. Une larme de bonheur, de gratitude, d'espoir pour que mon petit homme ne rencontre que le meilleur sur son chemin. Avec son papa, nous faisons tout pour de notre côté, j'espère que la Vie le préservera du mauvais sort.

 

Et alors, à 1 an, comment est-il ce petit Lu?

Il est extra !

Il ne marche pas encore mais ça ne saurait tarder. Il commence à vouloir manger tout seul, les repas se passent désormais à 2 cuillers et 4 mains !

Il fait vrrrr quand il joue avec ses voitures (et ça m'épate à chaque fois), réclame pour s'arrêter à l'aire de jeux chaque fois qu'on passe devant (minimum 2 fois par jour!) en montrant le toboggan non pas du doigt mais de 2 doigts (ouais peace mes frères!, sait toujours pas montrer du doigt le Mulu), commence à faire au revoir de la main avec parfois un "ava" ou "babye" que l'on est jamais sûrs d'avoir bien entendu, dit papa mais pas maman

Il se marre toujours autant mais commence à affirmer son caractère. Il baisse la tête et fait la baube (les coins de la bouche vers le bas) quand on le gronde ou qu'on lui dit non. Et râle ouvertement quand on lui interdit clairement un truc hyper fun comme jouer avec la porte du four, les croquettes du chat, les prises...

 

bref, c'est un bébé parfait. On a souvent une pensée de gratitude pour l'ours en nous disant qu'il a vraiment un métier merveilleux, magicien du bonheur ça en jette carrément !

 

Quoi? Déjà?Quoi? Déjà?
Quoi? Déjà?Quoi? Déjà?
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 07:01

Mariage en vue!
Ça nous a pris comme ça. On est "fiancés" depuis bientôt 3 ans. C'était pendant l'été 2010 en plein pendant la merdasse du crabe de PF. Nous on avait bouclé l'affaire des 4 iac pour rien et la première fiv se profilait pour l'automne. On s'était dit que ça nous changerait les idées. (ici)

Mais depuis que Chewi avait demandé ma main à mon père (et m'avait offert une jolie bague) on repoussait toujours le choix d'une date. D'abord à cause des "et si" à chaque tentative pma « et si je suis enceinte ? » « et si ça tombe au même moment que l’accouchement ? » (fiv1, le tec, la fiv2 arrêtée), jusqu'à l'automne 2011 et la fiv gagnante (2bis donc). Et là du coup pas question de se marier l'été de la naissance du p'tit Lu. L'été suivant (maintenant quoi) nous paraissait difficile puisqu'il fallait se lancer dans l'organisation alors qu'on était en pleine phase d'apprentissage de notre nouvelle position de parents. (On est toujours en apprentissage mais on commence à être un peu rodés après bientôt 1 an de pratique heureuse et intensive!)


Il y a un mois la sœur de Chewi l'appelle pour lui faire part d'une heureuse nouvelle : mister D, son amoureux, lui a demandé sa main (lors d'un week-end à Rome, genou au sol, jolie bague avec diamant dans un boîtier et tout le toutim). Ils n'ont pas encore calé de date car ils ne voudraient pas nous griller la priorité et comme on est fiancé depuis bien avant eux et patati et patata... Sur le coup on s'est dit "meuh (déformation maternelle, j'essaie sans relâche d'apprendre à p'tit Lu comment fait la vache) ça fait rien ça, y'z'ont qu'à se marier avant nous ça nous gène pas". Mais c'était pile au moment de déclarer les impôts et donc de répondre à la question "qui prend p'tit Lu sur sa déclaration?" (on a fini par déclarer sur internet à 23h, l’avant dernier jour autorisé chez nous, et finalement c'est Chewi qui a pris p'tit Lu - et vu son impôt faire une jolie dégringolade le saligot). Et du coup on s'est dit "Chiche et si on le faisait?! Ça simplifiera les impôts et on fera une super fête. Et en plus on s'aime !..."
Donc voilà, il semblerait qu'on soit lancés... On pensait être dans les temps pour trouver un lieu bien et caler une date en fonction du lieu sauf que pas du tout… Partout où j’ai appelé tous les week-ends de juillet et août étaient réservés. Sauf pour un endroit plutôt chouette pas très loin de chez mes parents. Donc, comme à chaque fois qu'on doit faire un choix, l’éventail des possiblités est très réduit ce qui nous simplifie grandement la prise de décisions. On a donc eu qu'une possibilité pour juillet prochain (qu'on veut absolument pour cause de disponibilité familiale du côté de Chewi) alors on a dit OUI !

En route pour un mariage fin juillet 2014… Grisant et un peu flippant aussi !...

Mais comme tout choix est un renoncement (maxime préférée de mon surchef), on s’est dit qu’il valait mieux différer notre retour en pma. Et ça me chagrine beaucoup... Je vais quand même avoir 37 ans en août et ça repousse le tec à après mes 38 ans. Et je dois bien dire que ça me plait pas trop... Mais on a décidé de bien sûr continuer la méthode artisanale à la maison avec ses câlins ciblés, ses 10 jours d'attente et d'espoir post dpo, son p'tit coup de mou spécial J1... (comme les 3 ans et demi avant la fiv2bis gagnante... Autant dire qu’on y croit absolument pas)
Mais on a échafaudé un plan : on prendra rdv en pma au printemps prochain, soit quelques mois avant le mariage (oui, mon mariage !!). Comme ça avec les immanquables délais à rallonge et tous les examens qu'il faudra refaire on sera au taquet pour un tec à la rentrée 2014 (et un bébé au printemps 2015!).

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Published by Nell - dans le grand M.
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 07:40

Aujourd'hui, il a la varicelle

Avant mon fils était beau...
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 14:58

Petit à petit, la question du retour en PMA pour aller chercher nos petits congelés fait son chemin.

8e cycle depuis mon retour de couches, 2 vrais faux-espoirs. Des ovulations repérées, « rentabilisées » (sauf ce mois-ci week-end entre copains en Ardèche petites cloisons, p’ti Lu dans la chambre, fatigue…) mais déçues à chaque fois.

Rdv chez la gynéco la semaine dernière. Je n’en avais pas jusqu’à présent à Lyon. J’ai été suivie par Patoche-la-sage-femme pendant ma grossesse. Puis j’ai vu un gynéco homme conseillé par une collègue pour la consultation post accouchement en septembre. 5 minutes. 85€. M’a parlé de ses 2 enfants étudiants brillants à la capitale. Une fille qui finit médecine. Un fils à Normale sup’ qui fait des piges à Radio France. Mais de mon accouchement, de ma cicatrice d’épisio plutôt moche à ce moment-là, de mes questions sur le futur, il n’a jamais été question. Je suis partie bien vite en me disant que je ne le reverrai jamais.

J’ai finalement demandé conseil à la Flo-l’autre-sage-femme avec qui j’ai fait ma rééducation du périnée (la grotte, le pont-levis, tou ça tout ça) et elle m’a donné le nom d’une gynéco tout près de chez moi qui suit plusieurs de ses patientes et qui en sont toutes satisfaites.

Donc, rdv la semaine dernière. Bon, ça n’a pas duré des heures non plus (ça c’était la spécialité de ma gigi de Paris, et elle, vraiment je l’aimais beaucoup) mais on a discuté parcours pma, grossesse, dépistage cancer du sein (suite à celui e ma maman l’année de ses 40 ans. Et moi qui en aurai 37 cet été… J’en parlais là) et suite de la pma bien sûr.

Elle m’a parlé des différents centres à Lyon, m’a conseillé l’HFME et m’a même donné 3 noms de doc là-bas.

Mais moi, l’HFME, il m’attire pas trop… Je n’avais pas voulu accoucher là-bas. Trop grand, trop impersonnel, un peu trop usine. C’est un gros préjugé car je n’y ai jamais mis les pieds, mais c’est vraiment l’image que j’en ai et qui ressort de ce que j’ai pu en lire ici ou là. A priori c’est le seul centre public de l’agglo. Me trompe-je ?

J’ai aussi lu des trucs sur Natécia, le Val d’Ouest et la clinique du Tonkin. J’ai farfouillé un peu sur le net.

Le Tonkin me parait un peu trop « commercial ». Ils ont un super site où tu peux cliquer partout pour prendre rendez-vous. Limite s’ils te proposent pas un devis en ligne…

Le Val d’Ouest m’a l’air bien mais pas forcément facile d’accès (penser aux multiples aller-retours aux aurores).

Natécia me parait un peu trop chicos pour nous…

Bref. Je me dis que puisqu’on n’est pas trop pressés pour le moment, on pourrait prendre un rdv dans les trois et faire notre choix ensuite. C’est sans doute ce qu’on fera. Mais vos conseils et avis, chères amies qui passeraient par là, seront les bienvenus.

Merci !

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 14:44

L'autre jour j'écris un texto à ma mère.
Et au lieu de le signer de nos 3 noms à Chewi, p'tit Lu et moi, j'ai mis nos 3 initiales.
Et là...

N+E+L

Dingue, non ?!

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 14:33

J'aime le mois de mai et son gruyère professionnel. Je préfère un mois de mai ensoleillé mais il semblerait qu'on n'ait pas le choix.

On a profité de mes vendredis off et du fait que Chewi gère son agenda pro comme ça lui chante pour "faire les ponts de mai".

On a commencé par 5 jours à la Ciotat pour le 1er mai. C'était nos premières vraies vacances tous les trois. Certes, Luke est déjà allé 2 fois en Irlande et 1 fois en Angleterre. Oui, il a déjà pris 3 fois l'avion, 6 fois même avec les retours. Mais à chaque fois on était dans la belle-family, ou au moins avec, puisqu'à Londres on était dans le même hôtel que belle-mummy et beau-daddy (ce qui nous avait d'ailleurs permis de belles grasses matinées). Donc, premières vraies vacances à 3 à la mer. Et avec le soleil. Et c'était super. Vraiment. Ça nous a fait beaucoup de bien à tous les 3. On a senti Luke super heureux là-bas. Et il nous a laissé prendre nos aperos en terrasse sur le port tous les soirs. Et les midis aussi ! On a même mangé au resto 1 repas sur 2, midi ou soir, avec un bébé charmant qui soit babillait et faisait des sourires à toutes les tables alentour, soit dormait tranquilou dans sa poussette (bon il a aussi un tout petit peu râlé des fois mais c'est normal c'est un bébé c'est pas monsieur parfait!)


Puis les parents de Chewi sont venus passés une semaine à la maison. Bon, une semaine c'est un peu long vers la fin, mais c'était vraiment chouette de voir Luke jouer et rire avec ses grands-parents d'Irlande. Le premier jour il leur a fait la tronche et pleurait chaque fois que Nana ou Grandad voulait le prendre dans les bras, mais c'est bien allé dès le deuxième jour. Et là encore on a gagné 5 jours de grasse mat' et boudiou que ça fait du bien. Je me demande si le p'tit Lu se rend compte des différences de langues quand ils sont là. Sans doute pas les fois d'avant mais maintenant je pense que oui. C'est peut-être un peu pour ça qu'il était bougon le premier soir? En tout cas c'était bien. Et Luke a eu un beau cadeau. Un pousseur qu'il adore et dont il ne veut jamais descendre dès la première fois qu'il l'a essayé au magasin!

Et enfin nous avons profité du long week-end de pentecôte. Cette année c'était le pied d'avoir les vendredi off, ils se goupillaient parfaitement avec les jours fériés. On en a profité pour ne rien faire et c'était drôlement bien aussi. Bon faut dire que la météo lyonnaise n'encourageait pas à en faire plus... Après-midi chez ma sœur vendredi avant la fin de son congé mat' la semaine prochaine. Un saut à la bibliothèque et chez l'agitateur culturel samedi. Un mini saut au marché dimanche. Et lundi une belle balade dans le bas beaujolais et les beaux villages de pierres dorées, balade qui s'est terminée par une dégustation de bons vins bios organisée par une collègue. Bref, pas grand chose au final pour ce week-end de pentecôte. Simplement une jolie petite vie de famille qui suit son petit bonhomme de chemin.

Et il est si beau ce chemin...

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Présentation

  • : C'est par ici bibouille, on t'attend !
  • C'est par ici bibouille, on t'attend !
  • : 38 ans. Amoureuse de mon Chewi irlandais depuis décembre 2004. On attend notre bibouille franco-irlandais depuis avril 2008...
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Collectif B-AMP

Infertiles de tous les pays, unissez-vous ! Venez partager vos doutes et vos infos, vos questions et vos coups de gueule ici : http://collectifbamp.wordpress.com/

Notre parcours en (presque) bref

2004

Décembre : 1er bisou et le reste...

2008

Avril : arrêt contracpetion

2009

Juillet : Toujours rien... 1ers contrôles pour moi : tout est ok

Août : 1er spermo : zozos feinéants mais réagissent bien à la prépa. En route pour les inséminations

19 septembre: IAC1 négative

Octobre - décembre : suivi urologue de Chewi.Traitement antibio béton

2010

Février : Le traitement n'a servi à rien. L'urologue préconise d'arrêter les inséminations et de passer direct en FIV

Février : Madame Gynéco  dit ok pour la FIV et nous envoie en PMA mais on continue les IAC avec elle en attendant le lancement car vu les délais et les nombreux rdv à caler pour elle rien ne se passera avant septembre voire octobre...

3 mars : 1er rdv DocFiv. Faut attendre les résultats du LaboFiv pour démarrer

Mars : IAC2 négative

27 avril : Rdv LaboPma : spermo médiocre mais ils pensent qu'il faut continuer les iac avant la fiv ça devrait marcher comme ça... -> annulation rdv DocFiv de mai

Mai : IAC 3 négative

15 juin : IAC4 négative. Résultats spermo de pire en pire, on retourne voir DocFiv

23 juin : 2e rdv DocFiv. test de pénétration (!) à faire par Chewi le 8 juillet.

4 août : 3e rdv DocFiv. on est sur la planning de décembre pour FIV ICSI à confirmer par le LaboFiv

Septembre : rdv LaboFiv qui confirme l'ICSI mais redemande encore un spermogramme...

Octobre - novembre : derniers rdv. On y va!

Novembre - décembre : FIV1 échec, ponction de 8 ovocytes le 30 novembre, transferts de 2 beaux embryons le 2 décembre, pds négative le 13 décembre. 

2011

Mars : TEC : 2 embryons transférés. pds négative le 16 mars. Fin de l'épisode Fiv1

Juin : FIV2 interrompue après 8 jours de stim' mauvaise réponse au traitement 4 tout petits follicules et 2 gros kystes. C'est le drame...

Octobre-Novembre : Fiv2 bis : pilule du 7 au 21/09 ; début déca le 25/09 ; début gonal le 5/10 (112,5µi puis 75); 1er contrôle le 9/10 une vingtaine de follicules de 21mm à tout petit ; 17/10 ponction de 11 ovocytes ; 19/10 transfert de 2 embryons ; 31/10 PDS POSITIVE POUR LA 1ère FOIS à 171 ; 2/11 2e pds : 369 ; 4/11 3e pds 743 ; 7/11 4e pds : 2132... Pourvu que ça dure...

Novembre, le 16 : première écho. 3mm qui clignotent. Il est là...

Novembre, le 23 : deuxième écho : 11mm et un coeur qui bat la chamade. ToudoumToudoum. On voit un 2e petit sac mais qui a l'air arrêté

Décembre, le 10 : troisième écho : 8 SG, 28mm des petits bras et des petites jambes qui poussent. Et toujours ce ToudoumToudoum qui nous fait monter les larmes aux yeux. Le 2e petit sac est toujours là mais n'a pas bougé. 1,8mm sans activité cardiaque, restera sans doute là jusqu'à la fin...

Décembre, le 29 : écho des 12SA. Tout va bien. Un bébé en pleine forme et avec une clarté nucale rassurante. On continue le coeur en joie

Mars, le 9 : écho morpho du 5e mois. Tout va bien. Bébé à autant d'oeils, reins, doigts et tout ce qu'il faut où il faut. Il semblerait qu'il soit grand... On reste sur notre petit nuage...

16 juillet 2014 : Naissance du P'tit Lu. Merveilleux bébé qui nous comble chaque jour de bonheur.

***

Septembre 2014 : Retour aux affaires ! On va chercher les 3 p'tits congelés qui nous attendent à Paris depuis la fiv d'octobre 2011. Début du traitement 21 septembre 2014. Pds négative le 13 octobre

Novembre 2014 : dernier tec des p'tits parigots. Transfert le 28/11 d'un joli p'tit J3. Pds le 8/12, jour de la fête des Lumières et de l'immaculée conception !...

 

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